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Visite d'un cockpit de DC-10, Paris CDG, le 21 août 2001

J'ai discuté pendant une heure entière aujourd'hui avec le CDB de mon vol, moi assis dans le cockpit en place gauche, lui en place droite et le copi et l'OMN derriere... c'était super sympa de leur part. En gros, pour les deux pilotes (des ricains de Northwest Airlines), les avions Airbus sont nettement plus agréables à piloter que les Boeing et ex-MDD. Le CDB du DC-10 avait fait 4 ans sur 320 juste avant et regrettait cet avion. Le mini-manche lui semble un gros progrès tant au niveau pratique que technologique (avec tout ce qui tourne derriere). A part ça, ils trouvent pas mal de lois imposées par la FAA complètement débiles (comme l'interdiction de visite du cockpit en vol), le CDB aurait bien voulu me laisser sur le jump-seat pendant tout le vol mais comme il disait, il avait pas le droit... Captain Williamson il s'appelle, je crois, des fois que vous le croisiez ;o)
Quand des pax entraient dans le cockpit et me voyaient en place gauche, les pieds sur les palonniers, une main sur les manettes de gaz, une autre sur le yoke et une troisième farfouillant dans les papiers relatifs au vol du jour, il leur disait "He's gonna pilot us to Detroit today... don't be affraid, he's qualified for that ! (et devant la tete affolée des visiteurs :) no, just kidding, that's my son !" MDR ! N'empêche, je connais le cockpit du DC- 10 sous tous ses angles, maintenant.
Concorde, ils ont hâte de le revoir dans les cieux... et rêvent de monter à son bord. Comme tout le monde, en fait ;o)
Merci encore au captain et a l'OMN particulièrement sympas, qui sont allés jusqu'à me détailler, atlas et cartes à l'appui, toutes les prévisions météo selon l'altitude tout au long du parcours... les procédures d'urgence... et même le détail des procédures de décollage et d'atterrissage du jour, avec les vitesses de décision et de rotation qui convenaient. Ca compense largement l'impossibilite légale de passer 5 minutes au poste pendant le vol...

Le cockpit du DC-10
  (crédit photo : Tomcat)




Au lendemain du 11 septembre... vol Baltimore-Detroit-Paris

Cq fqit du bien de retrouver le pqys...

Finalement c'est pas mal du tout de voyager en UM. On m'a collé un petit autocollant representant le logo de Northwest, et c'est tout... arrivé dans l'avion Baltimore-Detroit je me rends compte avec depit que c'est pas un beau 319 mais un moche 757. Bon, est-ce que je tente le coup ? Au fond, qui ne risque rien n'a rien... donc je demande à aller voir le cockpit. Et ça marche ! Je me retrouve en moins de deux assis dans le fauteuil du copi, a discuter de son avion avec le CDB... on papote 10 minutes, il se retourne et appelle le chef de cabine, lui glisse deux mots à l'oreille... et quand il est temps de repartir m'asseoir pour le decollage, le chef de cabine me fait signe de m'installer en première classe... j'ai deux fauteuils ultra-larges rien que pour moi... et je me retrouve avec une flûte de champagne à la main (meme si j'ai en principe pas le droit, comme je suis francais il a du se dire qu'il pouvait faire une exception ;o))

Cockpit Boeing 757
  (crédit photo : Tomcat)


J'ai passé tout le vol à élaborer des stratégies anti-terroristes et à me désoler du manque de sécurité flagrant... j'ai passé qu'un contrôle (le portique qui a même pas fait sonner ma montre). Et comme ils servent le champagne dans des vraies flûtes (même si ca tient plus du verre à moutarde Amora que de la flûte Baccarat), suffit de casser le verre pour avoir un beau tesson bien tranchant et détourner l'avion... bon, j'ai pas eu à mettre en application mes méthodes.
Arrivée à Detroit... j'en profite pour constater à nouveau que les bulles de champ subissent les mêmes accélerations que le liquide dans lequel elles sont plongées... et je me retrouve tout seul dans un salon privé, avec un Home Cinema et une vidéothèque pour moi tout seul, quelques Nintendo et Playstation qui traînent, et plein de bouffe à volonté... trois heures plus tard je sors et je me retrouve dans mon DC-10 sans avoir subi un seul contrôle (on m'a même pas demandé le passeport à l'embarquement)... Sécurité, sécurité, ça me fait bien marrer... bon, j'embarque le premier accompagné par une charmante hôtesse (qui avait quand même au moins 25 ans), à qui je demande si je peux aller voir le cockpit... elle me dit de la suivre... elle entrebaille la porte du cockpit et les deux pilotes sont en plein boulot pré-vol... donc elle me dit que c'est pas possible. Et là dans mon dos, j'entends un grand "Hey Antoine ! how are you ?"... je me retourne... et je me retrouve nez a nez avec l'OMN avec qui j'avais discuté une heure pendant le vol aller... giga coup de bol, il fait aussi le vol d'aujourd'hui... et il m'invite à assister à la vérification des commandes depuis le cockpit...

L'antre secrète...
  (crédit photo : Tomcat)


A 4 dans le noir, je pose des tas de questions, y'a plein de boutons qui clignotent, je prends plein de photos... les deux pilotes étaient super contents d'apprendre de la bouche de leur collègue tout ce que j'avais pu raconter un mois avant. J'ai droit au descriptif des conditions du jour, V1, VR... le détail du plan de vol... Une demi-heure après, je retourne à ma place, ayant en poche un bout du plan de vol avec dessus, griffonnée, l'adresse de mon copain l'OMN pour lui envoyer quelques photos... le vol se déroule pas trop mal et je retourne discuter avec eux 3 après l'atterro dans une crasse dingue à CDG. Finale executée avec spoilers à moitié sortis et un cran de volets. On n'y voyait rien... si ce n'est de superbes vortex de condensation s'échapper de l'extrémité des flaps.
Nan, franchement c'était pas mal, ce vol ;o)

 
 
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